Je suis heureux que vous vous apprêtiez à venir enseigner ici, et je sais qu’en assistant à vos cours je pourrais
apprendre beaucoup. Malheureusement je n’y viendrai pas – pour la seule raison que pour vivre et travailler je ne dois nourrir mon esprit d’aucun aliment (philosophique) étranger. Pour
la même raison, je n’ai pas lu votre livre, bien que convaincu de son excellence.
L. Wittgenstein, lettre du 21 février 1947 à G. H. von Wright.
Jeudi 23 septembre 2010
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Le monde n’est pas moins beau pour n’être vu qu’à travers une fente ou le trou d’une planche.
H. Thoreau.
Doué d’une vue plus subtile, tu verras toutes les choses mouvantes.
F. Nietzsche.
Ce n’est pas pareil, c’est même exactement le contraire. Mais de ce fait on ne peut
pas dire que ce soit sans rapport.
J. Lacan.
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
L’ouvrage de l’écrivain n’est qu’une espèce d’instrument optique qu’il offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que, sans ce livre, il n’eût peut-être pas vu en
soi-même.
M. Proust.
Il arrive qu’une phrase ne puisse être comprise que si on la lit avec le tempo
voulu. Toutes mes phrases sont à lire lentement.
L. Wittgenstein.
Vendredi 11 décembre 2009
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Un vieil et bon hôtel, bien sûr ! Et quels jolis plafonds à l’italienne ! Quels carrelages !
On a eu tort de démolir l’immeuble. J’y suis resté quatre ans pour le plaisir de peindre. Vous souvenez-vous de la lumière qu’on avait à travers les persiennes ? Tout était faux, absurde,
épatant, délicieux.
H. Matisse.
Vendredi 11 décembre 2009
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